La dégradation accélérée de la situation sécuritaire dans la Plaine du Cul-de-Sac suscite une vive inquiétude, notamment au sein du secteur privé et des initiatives communautaires. Dans un message publié sur X, Delphine Nathalie Gardère, PDG du Rhum Barbancourt, a dénoncé une spirale de violences aux conséquences humaines alarmantes, appelant à une prise de conscience collective face à « une destruction inutile » qui compromet l’avenir du pays.
Au-delà de l’alerte, les effets de cette insécurité se traduisent concrètement par l’interruption de services essentiels. Dans une note officielle, la Fondation Barbancourt annonce avoir suspendu plusieurs programmes clés, dont une clinique communautaire desservant une large partie de la zone métropolitaine, ainsi que des systèmes d’accès à l’eau potable pour des milliers de familles. Cette paralysie affecte également des initiatives éducatives et sociales destinées aux jeunes, notamment des écoles de sport, de musique, des programmes d’alphabétisation et de soutien scolaire.
Dans son intervention, Delphine Gardère met en lumière une réalité préoccupante : les populations les plus vulnérables demeurent les premières victimes de cette crise. Femmes enceintes, enfants, familles entières se retrouvent privées d’accès à des services vitaux, aggravant des conditions de vie déjà précaires. Face à cette situation, la Fondation lance un appel urgent à l’arrêt des violences et à un sursaut de responsabilité collective, soulignant que la reconstruction d’Haïti ne pourra se faire sans sécurité, cohésion et engagement commun.
Ce nouvel épisode illustre une fois de plus l’impact direct de l’insécurité sur le tissu social et économique du pays, où même les structures d’appui communautaire se voient contraintes de reculer, laissant des milliers de citoyens sans protection ni accompagnement.
Nouv’Elles
