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L’organisation Jeunes Femmes Leaders de la communauté haïtienne (JFL-CH) a procédé à une distribution de kits scolaires au bénéfice de 300 enfants âgés de 4 à 12 ans, issus de familles en situation de précarité. Réalisée dans plusieurs communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans des villes de province, cette initiative vise à alléger les dépenses des parents et à favoriser la poursuite de la scolarité des bénéficiaires. L’organisation, engagée dans l’autonomisation des femmes et le développement communautaire depuis mai 2022, annonce également une campagne de sensibilisation contre le harcèlement scolaire pour le 7 novembre 2026.

Pour la première fois, une femme a été consacrée Ati du vodou haïtien, selon les organisateurs d’une cérémonie tenue le dimanche 18 octobre 2026 au Lakou Dereyal, à Limonade, dans le département du Nord. Florence Deltor Jean Joseph accède ainsi à une fonction de haute autorité spirituelle traditionnellement associée à des figures masculines. Si cette consécration constitue une avancée symbolique majeure pour la représentation des femmes dans les instances dirigeantes du vodou, sa légitimité est déjà contestée par une partie de la Konfederasyon Nasyonal Vodouyizan Ayisyen (KNVA), qui revendique la reconnaissance d’Augustin Saint-Clou comme Roi-Ati national depuis mars 2026.

Le parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) a organisé, le samedi 17 octobre 2026, son Forum international des femmes leaders, réunissant plus de 400 participantes issues de plusieurs départements d’Haïti et de la diaspora. Consacrée à la place des femmes dans la vie politique, cette rencontre intervient au lendemain de la nomination de Gerline Félix au poste de secrétaire générale de la formation politique.

Avec son nouveau titre « MADAN GARSON », l’artiste haïtienne Ericka Julie s’empare d’un sujet profondément ancré dans les rapports sociaux de genre : la pression exercée sur les femmes pour qu’elles se conforment aux attentes patriarcales, mais aussi le rôle que certaines d’entre elles jouent dans la reproduction de ces normes.

Le Maroc franchit un seuil inédit dans son histoire politique. Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement et l’a chargée de former le nouvel exécutif. Juriste de formation, ancienne ministre et maire de Marrakech, elle devient ainsi la première femme à accéder à la tête du gouvernement marocain. La nomination a été officialisée par le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie, conformément à l’article 47 de la Constitution marocaine.

Journée portes ouvertes organisée dans le cadre du Concours national « Jeune Mairesse 2026 », une initiative consacrée au leadership féminin, à l’engagement citoyen et à la participation des jeunes femmes à la gouvernance locale. Tenue à la Brasserie Quartier Latin, à Pétion-Ville, la rencontre a offert un espace d’échanges entre jeunes femmes, organisations et acteurs engagés dans la promotion d’une plus grande participation féminine à la vie publique. 

Dans un contexte où les femmes restent confrontées à des obstacles d’accès aux réseaux professionnels, aux ressources économiques et aux espaces de décision, une nouvelle initiative entend miser sur la force du collectif. La juriste et diplomate Ophnide Orelus Renfort annonce la création du Regroupement des Femmes Haïtiennes (REGFAHA), conçu comme un espace de formation, de réseautage, d’accompagnement et de valorisation des compétences des femmes.

De Cannes à Cabourg, puis désormais à Rome, Marie Madeleine poursuit donc une trajectoire remarquée. Pour Gessica Généus, cette nouvelle récompense consolide un parcours déjà profondément lié à la volonté de raconter Haïti à partir d’Haïti. Pour le cinéma haïtien, elle offre surtout une nouvelle vitrine internationale à des histoires, des visages et des imaginaires encore trop rarement représentés sur les grands écrans du monde.

Haïti n’a pas besoin de femmes placées sur des affiches pour satisfaire une exigence de représentation. Elle a besoin de femmes capables d’occuper la table où les décisions sont prises et de participer à décider de ce qui sera posé sur cette table.

La prochaine bataille politique ne devrait donc pas uniquement opposer des candidats.

Elle devrait aussi confronter deux conceptions de la démocratie : celle où les femmes sont invitées à participer et celle où elles possèdent enfin suffisamment de pouvoir pour ne plus avoir besoin d’attendre une invitation.