L’artiste Kemissa Trécile a présenté officiellement son nouvel album « Fanm Flanm » lors d’une conférence de presse qui a réuni acteurs du secteur culturel, partenaires et médias. Introduite par Johnny, de Caraïbes Culture, la rencontre a permis de découvrir un projet musical qui dépasse le cadre artistique pour s’inscrire dans une démarche de valorisation des femmes, de la création et de l’entrepreneuriat culturel.
L’un des moments forts de la conférence a été l’intervention d’Ericka Francillon, représentante de l’UNESCO, qui a annoncé que « Fanm Flanm » figure parmi les cinq initiatives sélectionnées dans le cadre de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. À travers ce soutien, l’UNESCO réaffirme son engagement à favoriser l’émergence de nouvelles voix artistiques et rappelle que les industries culturelles constituent un véritable moteur de croissance économique, d’innovation et d’entrepreneuriat.
Prenant ensuite la parole, DJ Kemissa Trécile est revenue sur les nombreux mois de travail ayant conduit à la réalisation de cet opus composé de dix titres. À travers Fanm Flanm, la chanteuse propose un projet collectif où les collaborations occupent une place importante. L’album réunit notamment Djesska, Leyla Mizik, Gab’s, Sungee, Phil, Marcoli, Davi-G, Burning Phatass, Manno Beats et Steves J Bryan, tandis que les titres « Nati » et « Vini » complètent cette production aux influences variées. Le projet met également en avant des professionnelles de la musique, à l’image de Tara Beat, beatmaker du sixième morceau, illustrant une volonté assumée de donner davantage de visibilité aux femmes dans les métiers de la création.
L’artiste a accordé une attention particulière au dixième titre, « W.È.M », qu’elle présente comme le manifeste de l’album. Cette chanson porte une double signification : « Women Empowerment Movement », en référence au mouvement mondial pour l’autonomisation des femmes, mais aussi « Gade m ak valè m kòm fanm », un message invitant la société à reconnaître pleinement la valeur, les compétences et la dignité des femmes.
La conférence s’est achevée par la projection d’un documentaire réalisé par Phara Étienne, revenant sur les coulisses de la création de l’album. Ce film a mis en lumière le travail collectif ayant permis la naissance de « Fanm Flanm », un projet où la participation féminine est largement majoritaire, aussi bien devant que derrière les micros. À travers cet album, Kemissa Trécile signe une œuvre engagée qui célèbre le talent des femmes, encourage leur place dans les industries culturelles et confirme que la musique peut être un puissant levier d’émancipation, de création et de transformation sociale.
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