Dans le cadre parallèle du dixième Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CELAC, tenu les 20 et 21 mars 2026 en Colombie, la Ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raïna Forbin, a rencontré son homologue colombienne, Yolanda Villavicencio Mapy, dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales.
Au-delà des échanges protocolaires, cette rencontre s’inscrit dans une volonté affirmée de consolider une coopération déjà amorcée entre les deux pays. Les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques, notamment l’appui au secteur agricole, domaine dans lequel la Colombie a renouvelé son engagement. Cette proposition, appelée à être examinée par les autorités haïtiennes, témoigne d’une coopération orientée vers des résultats concrets et mesurables.

Mais l’un des points majeurs de cette rencontre réside dans la dimension historique et symbolique évoquée par les deux chancelières. La préparation de la commémoration des 210 ans de l’arrivée de Simón Bolívar en Haïti a été au cœur des échanges. Cet événement, porteur d’une forte charge mémorielle, rappelle le rôle déterminant d’Haïti dans les luttes pour l’indépendance en Amérique latine. Sa valorisation dans le cadre des relations diplomatiques contemporaines ouvre la voie à une coopération renforcée, fondée à la fois sur l’histoire partagée et les ambitions communes.
Dans cette perspective, les deux ministres ont franchi une étape importante en signant une déclaration conjointe instituant une Commission mixte d’intégration et de coopération entre la Colombie et Haïti. Ce mécanisme vise à structurer les échanges, à assurer un suivi rigoureux des engagements et à favoriser l’émergence de projets concrets dans plusieurs secteurs.
Cette rencontre met en lumière une diplomatie active portée par deux femmes à la tête de leurs institutions, illustrant une volonté commune de faire évoluer les relations internationales vers plus de coopération, de mémoire et d’efficacité. Pour Haïti, cette dynamique représente une opportunité stratégique de renforcer sa présence régionale tout en valorisant son rôle historique dans la construction des indépendances latino-américaines.
À l’approche des 210 ans de l’arrivée de Simón Bolívar en Haïti, cette collaboration apparaît ainsi comme un levier diplomatique majeur, capable de conjuguer héritage historique et perspectives de développement, dans une vision résolument tournée vers l’avenir.
Nouv’Elles
