La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, s’est rendue ce lundi au Bureau électoral départemental (BED) du Sud-Est afin de s’informer de l’état d’avancement des préparatifs électoraux dans le département. Selon le MPCE, cette visite a été effectuée sur instruction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, alors que les structures électorales territoriales poursuivent plusieurs opérations liées au processus en cours.
À Jacmel, la ministre s’est entretenue avec le président du BED du Sud-Est, Kesnel Petion. Les échanges ont porté sur le fonctionnement de la structure, les dispositions déjà adoptées ainsi que les principales contraintes rencontrées sur le terrain. Le responsable électoral a notamment présenté les besoins du bureau et les difficultés susceptibles d’affecter l’accomplissement de sa mission, selon les informations communiquées par le ministère.
La visite intervient à une étape active du processus électoral. Le Conseil électoral provisoire (CEP) avait annoncé que le dépôt des pièces et les formalités relatives aux déclarations de candidature auprès des BED et des BEC se déroulaient à partir du 13 septembre. Le 16 septembre, l’institution a également accordé aux structures politiques agréées un délai supplémentaire, jusqu’au 9 octobre, pour l’inscription en ligne de leurs candidats et le dépôt des pièces. Le CEP indique parallèlement poursuivre des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement concernant une modification du décret électoral en vigueur.
Face aux préoccupations présentées à Jacmel, Sandra Paulemon a indiqué qu’elle entendait porter les besoins identifiés auprès des instances concernées. Elle a également demandé au BED de renforcer les initiatives d’information et de sensibilisation autour du processus électoral dans le Sud-Est. Cette question de la mobilisation citoyenne figure également parmi les priorités affichées par le CEP, qui dit vouloir intensifier ses efforts auprès notamment des jeunes, des femmes et des personnes déplacées.
La ministre a par ailleurs sollicité l’implication de la Direction départementale du MPCE dans le Sud-Est afin qu’elle puisse apporter, dans la limite de ses moyens, un soutien logistique au BED. Les responsables des deux structures ont été invités à identifier les formes de collaboration possibles pour faciliter certaines activités électorales dans le département.
Cette coopération institutionnelle doit toutefois s’inscrire dans le respect des attributions propres au Conseil électoral provisoire. Le cadre légal publié par le CEP précise que l’institution électorale est chargée de « planifier, d’organiser et de contrôler, en toute indépendance » les opérations électorales sur l’ensemble du territoire jusqu’à la proclamation des résultats. L’appui d’autres institutions publiques concerne donc notamment les conditions matérielles et administratives nécessaires au processus, sans se substituer aux compétences électorales du CEP.
Au début du mois de septembre, le président du CEP, Jacques Desrosiers, avait déjà présenté à une délégation de la CARICOM un état des lieux du processus, évoquant notamment l’inscription des électeurs, le fonctionnement des Centres d’inscription et de vote et la mise en œuvre du calendrier. L’institution affirme vouloir conduire les opérations de manière inclusive, impartiale et transparente.
La visite de Sandra Paulemon à Jacmel met ainsi en lumière un aspect déterminant des préparatifs : la capacité opérationnelle des structures électorales départementales. Au-delà des décisions prises au niveau central, l’organisation effective d’élections dépend aussi du fonctionnement des BED et des BEC, de leurs moyens logistiques, de l’information accessible aux citoyens et de leur capacité à appliquer les différentes étapes du calendrier sur le terrain.
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