La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a entamé sa participation à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA81) à New York par une rencontre avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Dans une publication sur son compte X, la responsable européenne a présenté cet échange comme une « bonne conversation » et réaffirmé l’attachement de l’Europe à la coopération internationale et au multilatéralisme. La rencontre, tenue le 20 septembre au siège des Nations Unies, figure également dans l’agenda officiel de la présidente du Parlement européen.
« L’Europe croit au pouvoir de la coopération. Dans un monde plus imprévisible, le multilatéralisme est plus important que jamais », a déclaré Roberta Metsola, tout en saluant la coopération entre les Nations Unies et le Parlement européen. Ce message intervient dans une période où l’Union européenne cherche à réaffirmer son soutien à un système international fondé sur la Charte des Nations Unies, le droit international et la recherche de réponses collectives aux crises mondiales. Cette orientation est également défendue par d’autres responsables européens présents à New York : l’UE affirme vouloir renforcer ses partenariats internationaux et soutenir un multilatéralisme centré sur l’ONU.
La rencontre entre Metsola et Guterres se déroule au moment où New York devient, comme chaque année, l’un des principaux centres de la diplomatie mondiale. La 81e session de l’Assemblée générale s’est officiellement ouverte le 8 septembre 2026 et réunit les 193 États membres des Nations Unies. Le débat général se tiendra du 22 au 28 septembre sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
Cette édition intervient dans un environnement international marqué par des conflits persistants, les conséquences du changement climatique, les difficultés de financement du développement et des interrogations sur la capacité des institutions multilatérales à répondre efficacement aux crises. Le programme de haut niveau prévoit notamment des discussions consacrées à l’action climatique et à la transition juste, au droit au développement, à l’élévation du niveau de la mer, à la préparation aux pandémies, à la lutte contre le racisme ainsi qu’au désarmement nucléaire.
Pour l’Union européenne, cette semaine diplomatique constitue donc une occasion de défendre sa conception du multilatéralisme. Le président du Conseil européen, António Costa, doit notamment prendre la parole devant l’Assemblée générale au nom de l’UE le 24 septembre et coprésider un sommet consacré aux partenaires du multilatéralisme. Bruxelles affirme qu’aucun État ne peut, à lui seul, répondre aux grands défis transnationaux et présente la coopération avec l’ONU comme l’un des piliers de son action extérieure.
En ouvrant son agenda new-yorkais par un échange avec António Guterres, Roberta Metsola inscrit ainsi le Parlement européen dans cette séquence diplomatique. Au-delà du symbole de la rencontre, son message place la coopération institutionnelle au centre des discussions de l’UNGA81 : dans un système international soumis à de fortes tensions, la question sera désormais de savoir comment les engagements en faveur du multilatéralisme pourront se traduire en réponses communes sur la paix, le climat, le développement et les autres défis qui figurent à l’agenda des Nations Unies.
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