Les dernières données publiées par l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) sur l’évolution de la population carcérale, couvrant la période du 15 au 22 juin 2026, montrent une légère diminution du nombre de femmes et de filles privées de liberté dans les 13 centres carcéraux du pays. Si cette évolution traduit une baisse des effectifs féminins, elle ne modifie pas les défis persistants liés aux conditions de détention et à la protection des droits des femmes en conflit avec la loi.
Selon le rapport, le nombre total de personnes détenues a diminué de 50, dont 10 femmes, soit 20 % de cette baisse. À l’inverse, le nombre de personnes condamnées a progressé de 14, une hausse portée essentiellement par les hommes. Chez les femmes, les condamnations enregistrent au contraire une légère diminution, avec une condamnée de moins durant la période observée. Au total, l’effectif carcéral national recule de 36 personnes, dont 11 femmes, représentant près d’un tiers de cette baisse.
La situation des mineures suit la même tendance. Les établissements pénitentiaires comptent sept mineures détenues de moins que la semaine précédente, une baisse qui concerne davantage les filles (quatre) que les garçons (trois). Les condamnations des mineures sont demeurées stables, tandis que l’effectif global des mineurs privés de liberté a diminué de six personnes, dont quatre filles.
Au-delà de ces chiffres, ces données rappellent que les femmes et les filles privées de liberté constituent une population particulièrement vulnérable. Leur accès aux soins, à la justice, à un accompagnement psychosocial et à des conditions de détention respectueuses des droits humains demeure un enjeu majeur. Si la baisse des effectifs est un indicateur à suivre, elle ne saurait occulter la nécessité de renforcer les politiques de prévention, de réinsertion et de protection afin que les droits des femmes et des filles soient pleinement garantis au sein du système pénitentiaire haïtien.
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