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Pour marquer ses dix années d’existence, le Festival féministe Nègès Mawon a offert au public un spectacle à la fois théâtral, musical et poétique, fidèle à son thème « Batay nou makonnen ». Plus qu’une célébration, cette soirée de clôture a proposé une traversée des réalités féminines haïtiennes, entre douleurs héritées, combats quotidiens et espérance collective.
Après son lancement à Port-au-Prince le 27 juin 2026, la campagne nationale visant à promouvoir une plus grande participation des femmes au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH) s’est poursuivie le 17 juillet dans le département du Nord. Portée par la PNH avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le soutien financier de l’Union européenne, cette initiative entend déconstruire les stéréotypes qui présentent encore les métiers de la sécurité comme exclusivement réservés aux hommes.
Face à la montée en puissance des métiers du numérique, plusieurs organisations haïtiennes unissent leurs efforts pour favoriser une meilleure représentation des femmes dans les secteurs de la technologie. Fanm Ayiti, en partenariat avec HARTS, CLE Haïti et ASTREYA, a lancé « EmpowerHer », une formation intensive d’un mois destinée aux jeunes femmes âgées de 18 à 30 ans souhaitant développer des compétences en technologie et en intelligence artificielle. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 27 juillet 2026 sur le site fanminht.org.
La sage-femme haïtienne Rose-Cardelle Riché, MPH et sage-femme certifiée, a reçu le prix Luc de Bernis 2026, décerné par la Confédération internationale des sages-femmes lors de son 34e congrès triennal à Lisbonne, au Portugal. Cette distinction récompense des sages-femmes engagées dans des contextes difficiles, notamment dans des pays affectés par des crises humanitaires ou des conflits.
Un nouveau chapitre s’ouvre dans la lutte contre la corruption en Haïti. À l’issue d’un Conseil des ministres, Goethie Varnelle Morency a été nommée Directrice générale de l’Unité de Lutte Contre la Corruption, devenant ainsi la première femme à diriger cette institution stratégique chargée de prévenir, détecter et combattre les actes de corruption au sein de l’administration publique.
Les dernières données publiées par l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) sur l’évolution de la population carcérale, couvrant la période du 15 au 22 juin 2026, montrent une légère diminution du nombre de femmes et de filles privées de liberté dans les 13 centres carcéraux du pays. Si cette évolution traduit une baisse des effectifs féminins, elle ne modifie pas les défis persistants liés aux conditions de détention et à la protection des droits des femmes en conflit avec la loi.
La Tanzanie a vécu un moment diplomatique marquant avec l’accueil officiel de la présidente de la Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah, par la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, lors d’une cérémonie organisée au Palais présidentiel de Dar es Salaam. Cette visite d’État de trois jours, la première de la dirigeante namibienne depuis son accession à la magistrature suprême, témoigne de la solidité des relations historiques qui unissent les deux pays d’Afrique australe.
Pour les Nations Unies, la lutte contre les discours de haine ne se limite plus aux propos discriminatoires traditionnels. Elle doit désormais inclure les défis posés par les technologies émergentes et garantir que l’intelligence artificielle serve l’inclusion plutôt que l’exclusion. À l’heure où les algorithmes influencent de plus en plus la circulation de l’information, les organisations internationales rappellent qu’une société numérique plus sûre passe nécessairement par la protection des femmes, la promotion des droits humains et la responsabilisation des acteurs technologiques.
Selon les organismes onusiens, les femmes et les filles demeurent parmi les premières victimes des crises politiques, des guerres et des restrictions des libertés publiques. Dans plusieurs régions du monde, les conflits continuent d’accroître les risques de violences sexuelles, de déplacements forcés et d’exclusion économique, tandis que certaines politiques restrictives menacent l’accès aux droits reproductifs, à la participation politique et aux mécanismes de protection juridique. Des organisations féministes internationales alertent également sur une pression croissante exercée contre les mouvements de défense des droits des femmes.
Chaque 28 mai marque à la fois la Journée internationale d’action pour la santé des femmes et la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, deux dates qui rappellent qu’au-delà des discours, la santé des femmes demeure un enjeu de droits humains, d’égalité et de justice sociale. Créée en 1987, la Journée internationale d’action pour la santé des femmes appelle à renforcer l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs ainsi qu’aux services de santé adaptés aux réalités féminines. La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée depuis 2014, vise quant à elle à briser les tabous entourant les règles et à défendre la dignité menstruelle.