Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, humanitaires et démocratiques que traverse Haïti, l’organisation féministe Nègès Mawon a récemment rencontré le Secrétaire général des Nations Unies afin de porter les préoccupations des femmes haïtiennes et de plaider en faveur d’un processus électoral crédible, inclusif et respectueux des droits humains. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des efforts menés par plusieurs organisations de la société civile pour faire entendre la voix des femmes dans les discussions internationales concernant l’avenir du pays.
Au cours de cette rencontre, les représentantes de Nègès Mawon ont attiré l’attention sur les conséquences disproportionnées de la crise actuelle sur les femmes et les filles. Elles ont notamment évoqué l’insécurité grandissante, les déplacements forcés de populations, les violences basées sur le genre et les obstacles qui limitent encore la participation des femmes à la vie politique et aux processus décisionnels. L’organisation a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement les femmes dans les mécanismes de gouvernance, de médiation et de reconstruction nationale.
L’un des principaux messages portés auprès des Nations Unies concernait également l’organisation des prochaines élections. Nègès Mawon a plaidé pour un processus électoral fiable, transparent et sécurisé, garantissant l’égalité de participation entre les femmes et les hommes. L’organisation estime que la restauration de la démocratie en Haïti ne pourra être durable sans une représentation significative des femmes dans les institutions élues et les espaces de pouvoir. Cette position rejoint les recommandations régulièrement formulées par l’ONU et ONU Femmes en faveur d’une participation accrue des femmes aux processus de paix et de gouvernance.
À travers cette initiative, Nègès Mawon réaffirme son rôle de porte-voix des femmes haïtiennes sur les scènes nationale et internationale. Dans un pays où les femmes représentent plus de la moitié de la population mais demeurent sous-représentées dans les sphères décisionnelles, cette démarche rappelle que la construction d’une Haïti plus stable, plus juste et plus démocratique passe nécessairement par l’écoute, la protection et la participation active des femmes à toutes les étapes de la vie publique.
NOUV’ELLES
