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Haïti n’a pas besoin de femmes placées sur des affiches pour satisfaire une exigence de représentation. Elle a besoin de femmes capables d’occuper la table où les décisions sont prises et de participer à décider de ce qui sera posé sur cette table.

La prochaine bataille politique ne devrait donc pas uniquement opposer des candidats.

Elle devrait aussi confronter deux conceptions de la démocratie : celle où les femmes sont invitées à participer et celle où elles possèdent enfin suffisamment de pouvoir pour ne plus avoir besoin d’attendre une invitation.

Le gouvernement haïtien poursuit le renforcement de son dispositif de protection des victimes de violences sexuelles. La ministre à la Condition féminine et aux Droits de la femme, Pédrica Saint Jean, a présidé, ce 31 juillet 2026, une réunion stratégique avec la représentante de l’UNICEF en Haïti, Geeta Narayan, la directrice de l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR), Arielle Jeanty Villedrouin, ainsi que plusieurs responsables institutionnels, en vue d’améliorer la prise en charge des filles survivantes de viol.

Quarante ans plus tard, cet héritage continue de résonner. Ce 2 avril 2026, plusieurs organisations féminines, dont Fanm Angaje pou Ayiti, ont organisé une marche symbolique à Delmas, dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire. Le parcours, reliant l’église du Perpétuel Secours au ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes, a rassemblé des femmes déterminées à rappeler que les revendications d’hier restent, pour beaucoup, des combats d’aujourd’hui.

Dans le Grand Nord, la mobilisation s’est également fait sentir. Des centaines de femmes ont défilé dans les rues sous l’impulsion du Collectif des femmes du Nord, réaffirmant leur volonté de participer pleinement aux transformations sociales et politiques du pays. À travers ces actions pacifiques, elles ont porté un message clair : l’égalité ne se décrète pas, elle se conquiert et se défend.