Le football haïtien s’invite à nouveau au plus haut niveau des discussions de la FIFA. Le président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, a reçu, le mardi 1er septembre 2026 à Zurich, Monique André, présidente du Comité de normalisation de la Fédération haïtienne de football (FHF). Cette rencontre a été consacrée à l’avenir du football national, à son développement et aux questions de gouvernance entourant la Fédération. La FIFA répertorie officiellement Monique André comme présidente du Comité de normalisation de la FHF et membre de sa commission des compétitions des équipes nationales féminines. 

À l’issue des échanges, Gianni Infantino a indiqué sur ses réseaux sociaux avoir discuté avec la dirigeante haïtienne des moyens de construire un avenir offrant davantage de croissance et d’opportunités au football en Haïti. La rencontre intervient dans une période où la FIFA affirme vouloir renforcer ses investissements dans ses associations membres, particulièrement à travers son programme FIFA Forward. Quelques jours auparavant, Infantino avait réitéré auprès des fédérations caribéennes son ambition de réduire les écarts entre les grandes nations du football et les autres pays en augmentant l’accès aux ressources et aux possibilités de développement. 

Les deux responsables ne se rencontraient pas pour la première fois. Infantino a rappelé leurs échanges pendant la Coupe du Monde de la FIFA 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette compétition a généré des recettes sans précédent pour la FIFA, qui a annoncé vouloir utiliser une partie de cette nouvelle capacité financière pour accroître ses investissements dans le développement du football auprès de ses associations membres. 

Au-delà des projets sportifs, cette rencontre remet également au premier plan la question de la gouvernance du football haïtien. Monique André dirige actuellement un Comité de normalisation, une structure dont la mission implique nécessairement une phase de réorganisation institutionnelle. Le développement durable du football national ne dépend donc pas uniquement des performances des Grenadiers et des Grenadières : il passe également par des institutions solides, une administration fonctionnelle, la formation, les infrastructures et la capacité à offrir des perspectives aux jeunes talents.

La présence d’une femme à la tête de cette phase institutionnelle constitue par ailleurs un fait significatif dans un univers sportif où les postes décisionnels demeurent largement masculins. Selon Infantino, les différentes rencontres avec Monique André lui ont permis d’apprécier son leadership et son engagement en faveur du football haïtien. La reconnaissance est importante, mais elle place également la dirigeante face à une responsabilité majeure : accompagner la FHF vers une gouvernance suffisamment stable pour permettre au football haïtien de transformer son potentiel sportif en progrès structurels.

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