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Chaque 28 mai marque à la fois la Journée internationale d’action pour la santé des femmes et la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, deux dates qui rappellent qu’au-delà des discours, la santé des femmes demeure un enjeu de droits humains, d’égalité et de justice sociale. Créée en 1987, la Journée internationale d’action pour la santé des femmes appelle à renforcer l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs ainsi qu’aux services de santé adaptés aux réalités féminines. La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée depuis 2014, vise quant à elle à briser les tabous entourant les règles et à défendre la dignité menstruelle.

Une nouvelle voix vient de s’imposer dans l’univers de l’art oratoire haïtien. Kimmie José, étudiante en troisième année de génie civil, a été sacrée lauréate de la deuxième édition d’Eloquentia Port-au-Prince, prenant ainsi le relais d’Abigaïl Alexandre, figure emblématique de l’éloquence haïtienne récemment couronnée sur la scène internationale.

22 mai — Longtemps entouré de silence, de tabous et d’idées fausses, le clitoris revient aujourd’hui au centre des recherches scientifiques grâce à une avancée majeure réalisée par une équipe de chercheurs aux Pays-Bas. À l’occasion de la Journée internationale du clitoris, cette découverte rappelle l’importance de mieux connaître un organe exclusivement dédié au plaisir féminin, longtemps négligé dans les études médicales et l’enseignement anatomique.

Le clitoris demeure l’un des organes humains les moins étudiés de l’histoire de la médecine. Pendant des siècles, les recherches sur la santé sexuelle féminine ont été limitées, souvent freinées par les tabous sociaux et le manque de financement scientifique.

Une nouvelle voix s’apprête à faire son entrée dans le paysage littéraire haïtien. La politologue et jeune présidente du Gouvernement Jeunesse d’Haïti, Stéphanie Sophie Louis, a annoncé sur ses réseaux sociaux la sortie prochaine de son premier livre intitulé La Société Inachevée : Essai sur l’inachèvement social, le pouvoir diffus et l’anthropologie de l’effondrement en Haïti. L’ouvrage sera disponible à Livres en Folie, rendez-vous incontournable de la littérature haïtienne depuis 1995.

La Fondation Odette Roy Fombrun pour l’Éducation a organisé, le 24 avril 2026, la première édition de son Forum des Métiers au Centre Culturel Brésil, une initiative dédiée à l’orientation des élèves de NS3 et NS4. Dans un contexte où de nombreux jeunes doivent faire des choix décisifs sans disposer d’informations suffisantes, l’événement visait à leur offrir une meilleure compréhension des opportunités professionnelles.

Près de 250 élèves ont pris part à cette journée d’échanges, marquée par la présence de professionnels issus de secteurs variés, notamment la santé, la finance, le droit, la technologie, l’éducation et les médias.

Dans l’histoire haïtienne, Marie-Louise Coidavid occupe une place singulière : elle demeure la première et seule reine d’Haïti, épouse d’Henri Christophe et figure centrale d’un moment fondateur où un peuple sorti de l’esclavage a tenté de donner à sa liberté des institutions, des palais, des symboles et une mémoire durable. Née en 1778 dans une famille libre de Saint-Domingue, elle épouse Henri Christophe en 1793 et devient reine consort lorsque celui-ci se fait couronner roi en 1811. Après la chute du royaume en 1820, elle prend le chemin de l’exil avec ses filles et finit sa vie à Pise, en Italie, où sa présence est encore documentée par sa dernière résidence et sa chapelle funéraire.

Organisée dans un contexte de commémoration, cette activité s’inscrit dans la continuité des luttes initiées depuis 1986. Elle rappelle que, malgré les avancées, le combat pour une pleine participation des femmes dans la vie politique haïtienne reste d’actualité.

Au-delà des discours, le message est clair : l’avenir de la gouvernance en Haïti ne peut se construire sans les femmes.

Femmes ou les silences de l’histoire, l’anonymat a été un moyen de survie quand le sexe devenait un jugement. Le poids d’être une femme et les regards qu’il attire.
Aujourd’hui, au regard de ce que le passé nous a appris, il est important de rappeler que nous devons combattre l’injustice qui a trop longtemps poussé les plus belles voix à se taire. L’avenir sera meilleur s’il est, enfin, signé par nous toutes.

La mort de Claudette Colvin, annoncée le 13 janvier par la Claudette Colvin Foundation, à l’âge de 86 ans, invite à une relecture féministe de l’histoire des droits civiques. « Pour nous, elle était plus qu’une figure historique. Elle était le cœur de notre famille, sage, résiliente et profondément ancrée dans la foi », a déclaré sa famille, rappelant que derrière l’icône oubliée se trouvait une femme entière, marquée par les conséquences durables de son acte.