À l’occasion de la commémoration annuelle marquant les 70 ans du massacre de Sharpeville, où la police sud-africaine avait ouvert le feu sur des manifestants pacifiques opposés aux lois de l’apartheid, faisant 69 morts, l’Organisation des Nations Unies a réaffirmé son engagement en faveur de la justice et de l’égalité. Cette déclaration intervient dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
La Présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, Annalena Baerbock, a rappelé que le racisme demeure une réalité persistante à l’échelle mondiale, malgré les avancées réalisées. Elle a souligné que cette forme de discrimination continue de violer les droits fondamentaux, d’accentuer les inégalités et de fragiliser la paix sociale et internationale.
S’appuyant sur les mots de Desmond Tutu « La paix ne peut exister sans justice, et la justice ne peut exister là où persiste la discrimination » la responsable onusienne a insisté sur le caractère indissociable entre justice sociale et stabilité. Elle a également mis en avant la nécessité de maintenir une vigilance constante face aux discriminations, dans un contexte où les tensions identitaires et sociales restent vives.
Alors que le monde commémore également le 60e anniversaire de cette journée internationale, l’ONU rappelle que la lutte contre le racisme ne peut se limiter à des déclarations symboliques. Elle exige des actions concrètes, un renforcement des mécanismes de responsabilité et une volonté collective d’instaurer une égalité réelle entre les peuples.
Dans un environnement global marqué par des crises multiples, cet appel résonne comme un rappel essentiel : sans justice et sans égalité, aucune paix durable ne peut être envisagée.
Nouv’Elles
